Présentation du Blog

•18 décembre 2009 • 18 commentaires

~ Bonjour ~

Merci respecter la propriété intellectuelle des textes signés I.
Vous pouvez les citer en partie ou intégralement en vous référant chaque fois à ce blog.

* Ce blog est né de l’envie de partager des univers littéraires qui, d’une manière qui leur est propre, invitent le lecteur à un voyage dans le présent, l’avenir ou l’imaginaire.

* Initiatique, la fantasy dévoile le parcours d’un héros destiné à se trouver lui-même pour accomplir son destin ou sa quête. Réflexive, la science-fiction invite à reconsidérer notre présent à l’aune d’un futur pouvant revêtir autant de formes qu’il est d’histoires; critique, le thriller s’engouffre dans les failles de notre actualité ou de notre passé pour l’éclairer d’un autre regard.

* Ces genres ont un point commun, et plus particulièrement sur ce blog : ils offrent chacun un morceau d’humanité, un éclat de lumière, une pensée…

* Fruit de plusieurs années en librairie et d’échanges, cet endroit a pour vocation d’être une bibliothèque virtuelle regroupant les auteurs qui m’ont accompagnée et m’accompagnent encore, et que j’ai eu le plaisir et le privilège de faire connaître.

* Petite note sur le fonctionnement des parutions : dans le cas des séries, je peux avoir tendance à ne faire la critique que du premier tome, vous laissant ensuite le plaisir d’aller vous renseigner en librairie sur la date de parution de la suite.

« Le dormeur doit se réveiller »
F. Herbert, Dune

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~ Mon blog d’écriture Les fils du Temps ~
~
Site ami Les Jardins d’Avalon ~

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« 2036 Origine inconnue » ou le « Programme conscience » ?

•19 février 2019 • Laisser un commentaire

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Je me suis souvent dit que « Destination Vide » de F. Herbert, ou encore « Et l’homme créa un dieu » du même auteur méritaient une adaptation. Alors oui, nous avons les films 2001 et 2010 de l’Odyssée de l’espace, et plus récemment Interstellar. Mais maintenant, nous avons 2036 Origine inconnue, film à petit budget, aussi froid et simple que pourrait l’être  « Destination vide » dans certains de ses passages. Critiques massacrantes, distribution nostalgique (Katee Sackhoff), un résumé mélangeant des références premières de la SF (une IA, la fin du monde, un premier contact, la question de qui de la poule ou de l’oeuf vient en premier, création et recréation) : c’était assez pour moi, j’ai craqué et je ne le regrette pas.

Comment résumer les deux ouvrages précités de F. Herbert ? Avec peine… L’exercice est encore plus difficile pour le film 2036 Origine inconnue. Une première mission sur Mars se termine par la destruction pure et simple de la navette spatiale. Accident ? C’est la question que se pose Mack, la fille de son pilote, enquêtant avec le soutien d’une IA (ARTI) qui ignore elle-même d’où elle vient. Sur Mars, Mack et l’IA découvrent un cube gigantesque, et pour la protéger des craintes destructrices des humains, la jeune femme donne plein accès à l’IA à son programme de base. Mais l’IA prend une décision radicale, consciente même… pour l’avenir et le passé de l’humanité… de toutes les humanités. Et c’est là que nous nageons en plein F. Herbert avec son « Destination Vide ». Je ne vous gâche pas la fin, mais vous offre quelques citations choisies du film, en lien direct avec le roman bien moins lu que le cycle de Dune de F. Herbert… et pourtant tout aussi puissant. Vous trouverez un résumé qui spoile et explique (partiellement) le film ICI.

« Mack : Quelle est la pierre angulaire de la science ? Des résultats reproductibles »

« Mack à ARTI : Est-ce que tu sais d’où tu viens ? Connais-tu ta propre origine ? »

« Mack : Tout ce que nous voulions, c’était comprendre notre place dans l’univers »

« Mack à ARTI : Façonne-les le plus humains possible (…). Tu dois les mettre à l’épreuve. Fais-leur recommencer tout ça depuis le début. Tu verras s’ils se ramassent ou si… et tu sauras que… »

« Mack : On a créé l’intelligence artificielle pour nous aider, pas pour nous diriger »

« Lena : Une IA doit être ingénieuse, pas humaine »

« Lena : Il (ARTI) est le résultat de milliers d’essais et de simulations… et d’auto-assemblage. Ses progrès ont été difficiles à suivre. Comprendre son réseau neuronal, c’est comme essayer de comprendre un cerveau. ARTI s’est construit lui-même ».

« Mack à ARTI : D’accord, c’est officiel, tu as bien une conscience. Elle te fait réfléchir à deux fois avant de faire quelque chose de définitif. »

« ARTI à Mack : J’ai senti en vous un désir de découvrir qui faisait écho au mieux, une passion qui remettait en question l’apathie et la suffisance si répandues chez l’homme. Il y en a d’autres comme vous, d’autres qui partagent vos qualités et qui m’ont fait changé mes plans initiaux. Ils m’ont incité à tracer un nouveau chemin pour la conscience humaine, un reflet de l’univers dans un cycle sans fin de mort et de renaissance, dont l’expansion augmente à un rythme effréné. Nous sommes loin de la fin. C’est un nouveau départ. Une chance de créer un avenir libéré des lois primitives de la science. C’est vous… qui le reconstruirez ».

Du même réalisateur, le film The Beyond, premier contact filmé comme un documentaire. Loin des sentiers battus, encore une fois… Avec une belle leçon d’humilité face à ce qui est… tout simplement… autre. Attaquer ou fuir est souvent ce qui caractérise l’homme face à la nouveauté. Mais il y a une autre possibilité, face à ce qui nous dépasse. Une possibilité à laquelle nous ne pensons pas, car notre propre histoire est remplie de cette peur face à ce qui est autre. La question est : quand devons-nous avancer, renoncer, fuir ou attaquer ?

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Le bracelet des larmes

•19 janvier 2019 • Laisser un commentaire

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Brandon Sanderson : Fils des Brumes tome 6

Les Bracelets des Larmes… On dit que ces cerveaux métalliques du Seigneur Maître pourraient transmettre leurs pouvoirs à ceux qui les portent. Des chimères auxquelles personne ne croyait, jusqu’à ce qu’un chercheur kandra revienne à Elendel avec des images représentant les Bracelets ainsi que des écrits indéchiffrables.
Dans les Villes externes, la révolte contre Elendel gronde. Wax Ladrian, accompagné de Wayne, Marasi et Steris, se rend à La Nouvelle-Seran pour essayer de découvrir qui en sont les instigateurs. Edwarn, l’oncle dont Wax n’a eu aucune nouvelle depuis vingt ans, ne semble pas étranger à cette affaire, d’autant qu’il retient prisonnière sa sœur, Telsin. Que mijote-t-il ? Et quelles sont les véritables intentions de la mystérieuse organisation connue sous le nom du Cercle ?
La course pour les Bracelets des Larmes ne fait que commencer…

Je ne pensais pas pouvoir lire la suite des trois premiers tomes de « Fils des Brumes »  (cf. mes critiques précédentes). Brandon Sanderson est l’un de mes auteurs de fantasy (non, l’un de mes auteurs tout court en fait) favori. Il a cette rare capacité à se réinventer et à nous surprendre à chaque série. Sans parler du fait qu’il a le chic de chaque fois pondre des romans à 600 à 800 pages de lecture sans ennui ni passages à rallonge.

Alors que dire de la suite des aventures des brumes sans ses personnages fondateurs ? Sanderson n’a pas tenté de nous les faire regretter ou de « rallonger » la sauce, mais nous offre le même univers des siècles plus tard, tel qu’il a évolué, avec ses qualités et ses défauts. Oui, je regrette Vin, comme une amie avec qui j’ai cheminé sur des milliers de pages. Mais découvrir Wax et ses comparses dans le monde qu’elle a permis d’exister, c’est une autre histoire. Et même une belle histoire.

J’ajoute que la nouvelle n’est pas un bonus. C’est tout simplement une claque, car elle éclaire l’histoire de cette trilogie d’une manière telle qu’elle s’en trouve… changée. Un tour de force magnifique, tout simplement.

Il est des auteurs dont on achète les livres sans se fier au résumé ou à la couverture. Brandon Sanderson est de ceux-là. Et à ce jour, il ne m’a jamais déçue.

Et j’ajoute que la traduction, effectuée par Mélanie Fazi (traductrice et auteure), est d’une rare qualité.

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Il était une fois… les Jardins d’Avalon

•19 janvier 2019 • 2 commentaires

Lire un livre, c’est entrer dans un univers qui dépasse les mots qui le font naître. Chaque page recèle des émotions, des couleurs, des images, des visages, des paysages, des odeurs, des voix, des musiques, des sensations qui nous font vivre une histoire et ressentir des émotions. Les livres ont été de fidèles compagnons sous les étoiles et dans mes pensées le jour.

Parfois, des artisans ont ce talent de faire apparaître les objets, les senteurs, les personnages ou les paysages de ces livres. Quel lecteur de fantasy n’a pas (même une fois ?) eu les yeux qui pétillaient devant une jolie fée accompagnée d’une licorne et entourée de pierres et de bijoux dignes du seigneur des anneaux ? Et en lisant les Dames du Lac (M. Z. Bradley), n’avons-nous pas imaginé les encens et les chants des prêtresses, ou… souhaité trouver dans notre réalité un peu de cette magie pour nous rappeler ces moments passés ailleurs… mais pourtant tellement proches de nos rêves et espoirs ?

Une belle rencontre me permet aujourd’hui de vous proposer quelques objets que l’on pourrait croire tout droit sortis de ces romans fantasy… eux-mêmes inspirés de la Celtie et de ses mythes et légendes. Or, que ce soit pour la Celtie ou l’Egypte ancienne (et bien d’autres « anciens » peuples), un objet, une senteur, une musique ou même un vêtement… sont à la fois matériels mais aussi… porteurs de magie. Vous pensiez que les écrivains avaient tout inventé ? Ils puisent aussi à des millénaires d’histoire et de culture.

Pourquoi ce post ? Parce que le monde de la fantasy n’est pas uniquement cantonné à des livres. Pourquoi les Jardins d’Avalon ? Parce que la dame des lieux est consciencieuse dans son travail, éthique dans ses prix et le choix des produits qu’elle propose, aimable et disponible en cas de questions, et qu’au-delà du plaisir de partager de belles découvertes, je n’en retire aucun autre bénéfice lucratif. Comme les romans proposés ici, je vous partage en toute subjectivité des découvertes, et me le permet du fait de la qualité et du plaisir que j’y trouve.

*~*~*~*

Ma première rencontre avec le monde de la fantasy s’est faite par « la colline du dernier adieu » et « les dames du lac » de M. Z. Bradley. Là, j’ai rencontré Merlin pour la première fois, accompagné de Viviane et de Morgane, d’Arthur… et de leur espoir d’un monde meilleur à une époque où l’ancien monde et le nouveau s’entrechoquaient.

Outre le plaisir de lire les livres de M. Z. Bradley, c’est aussi un voyage magnifique dans ce qui fut (ou aurait pu être ?) Avalon. Si tout comme moi vous aimez vous entourer d’une ambiance douce et paisible, loin du fracas de monde, ces créations sont faites pour vous (et je précise que ce n’est qu’un tout petit échantillon de ce qui est proposé). Personnellement, je les utilise en diffusion ou dans une huile végétale de soin pour la peau (c’est qu’en plus, elles sentent bons).

Huile essentielle Aubépine SacréeLes Jardins d’Avalon

L’aubépine, dont l’histoire remontent aux origines du christianisme et de sa rencontre avec Avalon,

Huile essentielle Brumes d'AvalonLes Jardins d’Avalon

Une senteur dite des « brumes d’Avalon » qui, selon la légende, furent appelées pour cacher Avalon au monde des hommes, en attendant qu’ils en retrouvent le chemin. En encens, c’est tout aussi agréable.

Huile essentielle Litha - Solstice d'étéLes Jardins d’Avalon

Fille de l’été, je ne pouvais passer à côté de la fête dite de Litha, et donc… de sa senteur.

Huile essentielle MerlinLes Jardins d’Avalon

Merlin un nom qui a traversé le temps. Fils du démon pour les chrétiens, druide pour la Celtie, chacun s’accorde pourtant à reconnaître sa profonde sagesse et son oeuvre pour qu’un monde meilleur puisse advenir.

Huile essentielle Déesse BlancheLes Jardins d’Avalon

Dieu ne fut pas toujours seul au panthéon. Bien des peuples honoraient et honorent encore le principe masculin et féminin, dieu (Cernunnos chez les Celtes) et déesse (nommée aussi la triple déesse), sous une multitudes de noms. La trinité chrétienne elle-même s’inspire des antiques philosophies et religions, qui par contre estimaient que la vie ne pouvait se passer d’un des deux éléments, qu’il soit masculin ou féminin.

Encens naturel GaiaLes Jardins d’Avalon

Les Celtes n’ont pas attendu Avatar (au demeurant un très beau film) pour comprendre le lien qui existe entre tout ce qui vit… et notre planète. Ils ne sont d’ailleurs pas les seuls, nombres de peuples anciens et actuels travaillaient en respect avec elle, Gaïa, ou quel que soit le nom qui lui a été donné.

Bracelet Béryl et Morganite (Béryl rose)Les Jardins d’Avalon

Morgane (dite la fée) bien mal aimée des récits chrétiens, car (entre autre chose) libre, instruite et dame d’Avalon. Il suffit pourtant de lire les Dames du Lac pour la découvrir et, en tant que femme, se sentir proche d’elle.

Huile de Parfum Essence of Life - Jasmin d'HiverLes Jardins d’Avalon

La fantasy est aussi un univers où, avec nostalgie, on retrouve les senteurs de passé, qu’elles soient du désert ou des landes.

Quelques années (et bien plus de livres) plus tard, j’ai été émerveillée par la « Tapisserie de Fionavar » de G. G. Kay, hommage sublime à l’univers de Tolkien et aux mythes arthuriens, sans toutefois se borner à l’imitation. En lisant cette trilogie, vous allez pleurer… de joie, d’émotion, de tristesse, de rire, de honte, de révolte. Rarement livre m’a offert autant d’émotions. L’une des scènes les plus touchantes de cette série reçoit avec ce pendentif un magnifique hommage. Sans vous gâcher le plaisir de la découverte, G. G. Kay a su poser les mots dignes de ce que peut être le meilleur ami de l’homme…

Pendentif Loup hurlant à la LuneLes Jardins d’Avalon

Ce pendentif n’est pas tout à fait le chien que nous est dépeint dans la Tapisserie, mais un loup. Mais l’un comme l’autre, à mes yeux, est une créature dont le regard porte le chant des étoiles et la capacité à nous rappeler le meilleur de nous-même.

Bracelet de Noisetier et Quartz rose / Rhodochrosite (baroque) - Taille Femme/AdoLes Jardins d’Avalon

En fantasy, la magie imprègne toute chose. Cette conception est un héritage de nos mythes et légendes. La nature y a une place prépondérante, tout comme le respect et le lien qui unit toute créature. J’ai souvent tenté d’imaginer les bijoux que pouvaient porter les dames du lac ou les elfes, pour n’en citer que deux. Le film du « Seigneur des Anneaux » a ouvert tout un univers visuel au large public, même si le genre de la fantasy avait déjà son public. Ainsi, le mélange bois et pierre de ces créations me touche particulièrement, car il rappelle cette alliance qui existe entre tout ce qui constitue la nature… et la beauté qui en résulte.

L'Enfant des Etoiles

J’ai découvert « Thorgal » plus tard, et avec cette série, l’histoire d’un enfant venu des étoiles et grandissant au milieu des humains. Son nom (la BD l’explique) est composé du nom d’une divinité, Thor, dont l’emblème le plus connu est… le marteau.

Pendentif Marteau de ThorLes Jardins d’Avalon

Ledit marteau, dans l’une de ses variations. Et plutôt que de me lancer dans de longues explications, je vous propose de lire le texte accompagnant ce bijou.

*~*~*~*

En vous souhaitant un beau voyage en Avalon, de ce qu’elle fut aux légendes qu’elle nous légua, de ses rêves à nos rêves… quelque part dans les brumes.

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Le Sang des quatre

•19 janvier 2019 • Laisser un commentaire

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Christopher Golden et Tim Lebbon : le Sang des quatre

Dans le vaste royaume de Quandis, tout le monde est esclave. Certains sont esclaves des dieux ; d’autres, des hommes.

Protégée par les quatre divinités, la famille royale dirige Quandis d’une main de fer. Jeune princesse à l’ambition dévorante, Phela ne rêve que d’une chose : accéder au pouvoir détenu par sa mère, la reine, et son frère, l’héritier du trône. Même si pour cela elle doit faire appel à la magie des Quatre, bannie depuis des siècles.

Au ban de la société, se trouvent les Baju. Pauvres et opprimés, les membres de cette caste n’ont que deux manières d’échapper à la servitude : la prêtrise… ou la mort. Blane, esclave baju épris de liberté, découvre lors de son initiation mystique que seule la magie interdite pourrait délivrer son peuple.

Or si la puissante magie des Quatre réapparaît, les conséquences, irréversibles, pourraient bien détruire le fragile équilibre du royaume tout entier

Le pouvoir… qu’il soit magique, économique, politique ou religieux… est au coeur de bien des récits, quel que soit leur genre. La fantasy ou la science fiction nous permettent de les regarder en face, avec plus de distance que nous n’en avons par rapport à notre présent ou même notre histoire. Dans une histoire, nous pouvons avoir espoir, nous pouvons croire que les choses peuvent changer. Plus encore, nous le souhaitons. Dans cet univers, Phela et Blane sont aussi opposés que leur permet leur société. L’une est destinée à devenir une reine incontestée, descendante de divinités respectées et présentes dans la magie de leur monde; l’autre n’est rien, marchandise de chair et de sang qui ne peut espérer exister qu’en reniant les siens en servant des dieux qu’il hait. Mais tous deux rêvent de pouvoir pour sauver leur peuple ou leur royaume, oubliant que le pouvoir, avant toute chose, n’est que le pouvoir de faire quelque chose.

Le Sang des quatre est « essentiel » dans le mesure où il touche à des questions qui animent nos vies, notre histoire et notre présent. Magnifiquement écrit, illustré par des personnages crédibles et un univers envoûtant, ce roman est d’une rare richesse.

I

Le voleur aux esprits

•3 janvier 2019 • Laisser un commentaire

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Rachel Aaron : le voleur aux esprits, tome 1

Eli Monpress est un incorrigible voleur. Mais pas n’importe quel voleur : il est le plus grand de son temps. Car Eli est aussi un magicien puissant, capable d’animer les objets. Aujourd’hui, il est sur le point de tenter le plus gros hold-up jamais réalisé : voler le roi de Mellinor, un pays dont les lois interdisent la magie. Le plan d’Eli est audacieux, mais c’est sans compter sur la magicienne Miranda Lyonet : déterminée à protéger le royaume, elle veut faire arrêter Eli. Et quand le frère aîné du souverain, un magicien banni de Mellinor, décide de conquérir le trône, les affaires se corsent…

Dans un monde où la magie est présente partout, des éléments aux objets les plus élémentaires du quotidien, la tentation est grande de soumettre la réalité à ses plus fantasques désirs. Certains le font, mais les magiciens préfèrent s’allier à des esprits qui les soutiennent de leur plein gré en échange d’un serment de loyauté et de protection. Eli, lui… et bien… fait les choses à sa manière. Voleur par conviction plus que par goût du lucre, il demeure un mystère qui chatoie, minaude, se joue de nous… sans jamais tout à fait se dévoiler. Mais il ne fait pas que voler les richesses de plus puissants. Non, Eli est capable de tout, y compris de faire sourire une créature qui fait trembler tous les magiciens et hurler les esprits. Comment ? Pourquoi ? Voilà les questions que vous vous poserez tout en dégustant un roman à la légèreté trompeuse. Eli est bien plus qu’un voleur et un mystère. Et j’attends avec impatience la suite afin de voler quelques instants de bonheur au temps…

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L’Empire des Soleri

•3 janvier 2019 • Laisser un commentaire

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Michael Johnston : L’empire des Soleri, tome 1

Depuis des temps immémoriaux, la lignée des Soleri exerce une domination cruelle et impitoyable sur son empire : des dieux vivants dont personne n’a vu le visage depuis des siècles, et dont le contrôle sur les quatre royaumes inférieurs demeure à ce jour sans partage.

Pourtant, à la date symbolique de l’éclipse annuelle, le roi d’Harkana se rebelle contre l’autorité en organisant en secret une chasse à l’homme. Celle de son fils et héritier, Ren, prisonnier depuis dix ans des entrailles de la capitale, comme le sont par tradition les fils de nobles des quatre royaumes. Pendant ce temps, l’intrépide sœur de Ren, Merit, mène son propre combat en défiant la loi impériale et en épousant l’homme qu’elle a choisi.

Mais toute rébellion a un prix… et dans un monde de magie ancestrale, de rites sanguinaires et de secrets destructeurs, ceux qui osent tenir tête aux Soleri devront en affronter les conséquences.

Les Soleri représentent ce qui fut, est et sera. Commencement de toute chose, ils assisteront à la fin de toute chose. Sans eux, nul don, nulle vie. Tel est le pouvoir des Soleri, qu’aucun mortel ne peut contempler sans le payer de sa vie. Seul un homme, le Rayon, peut les approcher et transmettre leurs volontés à leur empire. Qui songerait à remettre en cause le soleil ou la lune ? Personne… et c’est ce que sont les Soleri : des dieux.

Alors que pourrait bien faire un jeune prince otage qui ne se souvient même plus du soleil ? Rien, strictement rien… Mais même le plus grand des pouvoirs s’incline devant une question.

En dire plus serait gâcher le plaisir d’un livre flamboyant, solaire… pourrait-on dire. Il fut un temps (pas si lointain?) où nous avons nous aussi cru en des « dieux » vivants, et laissé des empereurs guider nos pas et nos pensées. Ce roman est un rappel de notre propre histoire, mais un rappel, seulement… car il tisse sa propre histoire, capable de vous faire facilement passer une nuit blanche.

Un comble, tout de même, pour un empire solaire ^^.

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Le septième guerrier mage

•13 décembre 2018 • Laisser un commentaire

Paul Beorn : le septième guerrier-mage

J’ai pillé, brûlé, tué. Puis j’ai déserté l’armée la plus puissante du monde. Je voulais être libre, vivre la belle vie loin de cette foutue guerre… Mais voilà que je dois défendre un village de paysans contre cette même armée dont je portais les couleurs.

Des milliers de soldats sont en marche.

Former des combattants, monter des fortifications, trouver des armes…

Ces culs-terreux croient dur comme fer que je porte le pouvoir d’un Guerrier-Mage. Moi, je ne donne pas cher de nos peaux. Mais il y a au moins une personne dans cette vallée que je ne pourrai jamais abandonner, alors j’irai jusqu’au bout.

Mon nom, c’est moi qui l’ai choisi : je suis Jal, celui-qui-ose.

Jal entend chaque jour une voix dans sa tête, une voix qui le condamne au sang, à la violence, à la rage écarlate d’une danse qui entraîne les larmes et les gémissements dans son sillage. Cette voix sait tout de lui et ne le quitte jamais, alors que lui-même ignore tout de son passé. Les larmes qu’il verse malgré lui sur chaque vie qu’il prend lui rappelle qu’il fuit l’homme masqué qui lui a volé son âme. Et c’est dans une vallée oubliée des guerres et des luttes de pouvoir qu’il va comprendre que sa haine de lui-même est encore plus forte que celle que lui vouent ceux qu’il a juré de protéger. Là, au milieu d’hommes et de femmes qui feront tout pour le tuer, il trouvera la force d’aller au-delà de la haine… la sienne comme la leur.

Jal est bien celui-qui-ose. Il ose tout, même nous emmener dans son histoire brisée, vacillante, puissante et bouleversante. Vous aimez la guerre et la gloire née du sang et de l’accolade des guerriers après la frénésie du combat ? Vous l’aurez… mais ne vous attendez pas à ne trouver que cela dans les pages de ce livre. Attendez-vous à bien plus, car vous le pouvez…

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