Présentation du Blog

•18 décembre 2009 • 19 commentaires

Bonjour! 

Merci respecter la propriété intellectuelle des textes signés I.
Vous pouvez les citer en partie ou intégralement en vous référant chaque fois à ce blog.

Ce blog est né de l’envie de partager des univers littéraires qui, d’une manière qui leur est propre, invitent le lecteur à un voyage dans le présent, l’avenir ou l’imaginaire.

Initiatique, la fantasy n’est, en définitive, que le parcours d’un héros destiné à se trouver lui-même pour accomplir son destin ou sa quête. Réflexive, la science-fiction invite à reconsidérer notre présent à l’aune d’un futur pouvant revêtir autant de forme qu’il est d’histoires; critique, le thriller s’engouffre dans les failles de notre actualité ou de notre passé pour l’éclairer d’un autre regard.

Ces genres ont un point commun, et plus particulièrement sur ce blog : ils offrent chacun un morceau d’humanité, un éclat de lumière, une pensée…

Fruit de plusieurs années en librairie et d’échanges, cet endroit a pour vocation d’être une bibliothèque virtuelle regroupant les auteurs qui m’ont accompagnée et m’accompagnent encore, et que j’ai eu le plaisir et le privilège de faire connaître.

Petite note sur le fonctionnement des parutions : dans le cas des séries, je peux avoir tendance à ne faire la critique que du premier tome, vous laissant ensuite le plaisir d’aller vous renseigner en librairie sur la date de parution de la suite.

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Le voleur aux esprits

•3 janvier 2019 • Laisser un commentaire

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Rachel Aaron : le voleur aux esprits, tome 1

Eli Monpress est un incorrigible voleur. Mais pas n’importe quel voleur : il est le plus grand de son temps. Car Eli est aussi un magicien puissant, capable d’animer les objets. Aujourd’hui, il est sur le point de tenter le plus gros hold-up jamais réalisé : voler le roi de Mellinor, un pays dont les lois interdisent la magie. Le plan d’Eli est audacieux, mais c’est sans compter sur la magicienne Miranda Lyonet : déterminée à protéger le royaume, elle veut faire arrêter Eli. Et quand le frère aîné du souverain, un magicien banni de Mellinor, décide de conquérir le trône, les affaires se corsent…

Dans un monde où la magie est présente partout, des éléments aux objets les plus élémentaires du quotidien, la tentation est grande de soumettre la réalité à ses plus fantasques désirs. Certains le font, mais les magiciens préfèrent s’allier à des esprits qui les soutiennent de leur plein gré en échange d’un serment de loyauté et de protection. Eli, lui… et bien… fait les choses à sa manière. Voleur par conviction plus que par goût du lucre, il demeure un mystère qui chatoie, minaude, se joue de nous… sans jamais tout à fait se dévoiler. Mais il ne fait pas que voler les richesses de plus puissants. Non, Eli est capable de tout, y compris de faire sourire une créature qui fait trembler tous les magiciens et hurler les esprits. Comment ? Pourquoi ? Voilà les questions que vous vous poserez tout en dégustant un roman à la légèreté trompeuse. Eli est bien plus qu’un voleur et un mystère. Et j’attends avec impatience la suite afin de voler quelques instants de bonheur au temps…

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L’Empire des Soleri

•3 janvier 2019 • Laisser un commentaire

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Michael Johnston : L’empire des Soleri, tome 1

Depuis des temps immémoriaux, la lignée des Soleri exerce une domination cruelle et impitoyable sur son empire : des dieux vivants dont personne n’a vu le visage depuis des siècles, et dont le contrôle sur les quatre royaumes inférieurs demeure à ce jour sans partage.

Pourtant, à la date symbolique de l’éclipse annuelle, le roi d’Harkana se rebelle contre l’autorité en organisant en secret une chasse à l’homme. Celle de son fils et héritier, Ren, prisonnier depuis dix ans des entrailles de la capitale, comme le sont par tradition les fils de nobles des quatre royaumes. Pendant ce temps, l’intrépide sœur de Ren, Merit, mène son propre combat en défiant la loi impériale et en épousant l’homme qu’elle a choisi.

Mais toute rébellion a un prix… et dans un monde de magie ancestrale, de rites sanguinaires et de secrets destructeurs, ceux qui osent tenir tête aux Soleri devront en affronter les conséquences.

Les Soleri représentent ce qui fut, est et sera. Commencement de toute chose, ils assisteront à la fin de toute chose. Sans eux, nul don, nulle vie. Tel est le pouvoir des Soleri, qu’aucun mortel ne peut contempler sans le payer de sa vie. Seul un homme, le Rayon, peut les contempler et transmettre leurs volontés à leur empire. Qui songerait à remettre en cause le soleil ou la lune ? Personne… et c’est ce que sont les Soleri : des dieux.

Alors que pourrait bien faire un jeune prince otage qui ne se souvient même plus du soleil ? Rien, strictement rien… Mais même le plus grand des pouvoirs s’incline devant une question.

En dire plus serait gâcher le plaisir d’un livre flamboyant, solaire… pourrait-on dire. Il fut un temps (pas si lointain?) où nous avons nous aussi cru en des « dieux » vivants et laissé des empereurs guidés nos pas et nos pensées. Ce roman est un rappel de notre propre histoire, mais un rappel, seulement… car il tisse sa propre histoire, propre à vous faire facilement passer une nuit blanche.

Un comble, tout de même, pour un empire solaire ^^.

Le septième guerrier mage

•13 décembre 2018 • Laisser un commentaire

Paul Beorn : le septième guerrier-mage

J’ai pillé, brûlé, tué. Puis j’ai déserté l’armée la plus puissante du monde. Je voulais être libre, vivre la belle vie loin de cette foutue guerre… Mais voilà que je dois défendre un village de paysans contre cette même armée dont je portais les couleurs.

Des milliers de soldats sont en marche.

Former des combattants, monter des fortifications, trouver des armes…

Ces culs-terreux croient dur comme fer que je porte le pouvoir d’un Guerrier-Mage. Moi, je ne donne pas cher de nos peaux. Mais il y a au moins une personne dans cette vallée que je ne pourrai jamais abandonner, alors j’irai jusqu’au bout.

Mon nom, c’est moi qui l’ai choisi : je suis Jal, celui-qui-ose.

Jal entend chaque jour une voix dans sa tête, une voix qui le condamne au sang, à la violence, à la rage écarlate d’une danse qui entraîne les larmes et les gémissements dans son sillage. Cette voix sait tout de lui et ne le quitte jamais, alors que lui-même ignore tout de son passé. Les larmes qu’il verse malgré lui sur chaque vie qu’il prend lui rappelle qu’il fuit l’homme masqué qui lui a volé son âme. Et c’est dans une vallée oubliée des guerres et des luttes de pouvoir qu’il va comprendre que sa haine de lui-même est encore plus forte que celle que lui vouent ceux qu’il a juré de protéger. Là, au milieu d’hommes et de femmes qui feront tout pour le tuer, il trouvera la force d’aller au-delà de la haine… la sienne comme la leur.

Jal est bien celui-qui-ose. Il ose tout, même nous emmener dans son histoire brisée, vacillante, puissante et bouleversante. Vous aimez la guerre et la gloire née du sang et de l’accolade des guerriers après la frénésie du combat ? Vous l’aurez… mais ne vous attendez pas à ne trouver que cela dans les pages de ce livre. Attendez-vous à bien plus, car vous le pouvez…

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Les Douze Rois de Sharakhaï

•24 mai 2018 • Laisser un commentaire

Beaulieu : Les Douze Rois de Sharakhaï

Dans les arènes de Sharakhaï, la perle ambrée du désert, Çeda combat tous les jours pour survivre. Comme de nombreux autres, elle espère la chute des douze Rois immortels qui dirigent la cité depuis des siècles. Des souverains cruels et tout-puissants qui ont peu à peu écrasé tout espoir de liberté, protégés par leur unité d’élite de guerrières et les terrifiants asirim, spectres enchaînés à eux par un sinistre pacte. Tout change lorsque Çeda ose braver leur autorité en sortant la sainte nuit de Beht Zha’ir, alors que les asirim hantent la ville. L’un d’eux, coiffé d’une couronne en or, murmure à la jeune fille des mots issus d’un passé oublié. Pourtant, elle les connaît. Elle les a lus dans un livre que lui a légué sa mère. Et le lien que Çeda découvre entre les secrets des tyrans et sa propre histoire pourrait bien changer le destin même de Sharakhaï…

Vous le savez, des noms comme Fiona McIntosh, Brandon Sanderson, Brent Weeks ou Pierre Bordage… sont synonymes de frissons, d’émotions, d’aventure, de découvertes, de magie, de richesse, d’humanité et d’ailleurs. Depuis quelques années, trouver de nouvelles pépites dans les parutions fantasy devient difficile. Ceci expliquant cela, j’ai donc moins pris la plume.

Mais Sharakhaï et son auteur vont désormais faire partie des parutions à suivre, parce qu’une fois le tome 1 de son cycle terminé, on en ressort ébouriffé, ébloui, secoué et avide d’en connaître la suite ! Bradley Beaulieu n’est pas de ces auteurs à nous assommer de combats, d’héroïsme ou de destinée écrite en lettres de feu dans un antique grimoire. Tout comme les auteurs précités, il donne dans une finesse qui nous entraîne dans une histoire riche, bien menée et qui se dévoile au gré des rencontres, des secrets et des trahisons. Les personnages sont travaillés tout en profondeurs, les actions bien menées et parfaitement dosées.

Sharakhaï, c’est l’histoire d’une cité, d’une tragédie dont les origines sont aussi anciennes que ses Douces immortels Rois. C’est l’histoire d’un mensonge pour lequel certains sont prêt à mourir… ou tuer. C’est l’histoire d’une jeune femme qui est bien plus que ce qu’elle pense être, et tellement moins que ce qu’elle aurait pu être. Bradley Beaulieu, tout comme une Fiona Mcintosh ou un Brandon Sanderson, est de ce auteurs dont aucune critique ne saurait présenter fidèlement le souffle, la force et l’enchantement qu’il offre. Réaliste, son histoire n’en est pas moins emprunte de cette magie qui nous fait oublier que nous tenons un simple livre entre les mains… et que ses héros n’existent que dans ces pages. Il est de ces écrivains qui parvient, le temps de quelques heure, à nous faire croire que tout cela existe.

I.

On tourne en rond… mais pas désespéramment

•29 décembre 2017 • Un commentaire

Depuis quelques années, la Fantasy et la SF semblent tourner en rond. Attention, je ne dis pas que je boude les rééditions de la Tapisserie de Fionavar de G. G. Kay, ni que Brandon Sanderson et Pierre Bordage ne m’ont pas enchantée par leurs parutions, sans oublier la merveilleuse Manon Fargetton et ses Illusions de Sav-Loar. Mais force est de reconnaître que le monde de la science fiction et de l’imaginaire tourne en rond, et que rares sont les pépites qui sortent du lot.

Ai-je connu ses plus belles années en travaillant en librairie ? Je ne le pense pas, mais le monde semble être entré dans un long hiver, un hiver qui gèle la créativité, l’imagination. Faire une pause, je suppose que cela a du bien. Reste à savoir ce qui en ressortira. Quand je vois ce qu’il en a coûté à Star Wars d’avoir fait sa pause et son retour, je ne suis pas certaine d’avoir envie de voir les dégâts. Mais j’accorde cela aux écrivains : ils savent renaître de leurs cendres.

Je suis certaine que mon constat est minoritaire, du moins je l’espère. Mais… par esprit de contradiction, je vais ici présenter une pépite rééditée chez Milady après être sortie en grand format chez Bragelonne. L’exercice sera d’autant plus difficile que c’est l’une des rares que j’ai pu extraire de cette année. Ayant fait l’impasse de la présentation sur le premier tome, je ne pouvais fermer sur le second que j’estime encore meilleur.

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Fargetton : les illusions de Sav-Loar

Dans le royaume d’Ombre, les femmes qui possèdent le don sont persécutées. Pour survivre et devenir magiciennes, il leur faut se réfugier dans la cité légendaire de Sav-Loar. Or Bleue n’est qu’une jeune esclave entre les griffes d’un seigneur sadique lorsque ses pouvoirs apparaissent. Certains de ses compagnons de captivité vont risquer leur vie pour tenter de la sauver, à commencer par Fèl, une beauté farouche qui ne rêve que de liberté. Leur fuite éperdue va précipiter le royaume dans une guerre impitoyable au cours de laquelle Bleue, dont la puissance s’affirme de jour en jour, pourrait bien changer le monde…

La première chose qui frappe, avec ce livre, c’est sa couverture. Sa richesse, ses couleurs, son harmonie, son mystère… ne trompent pas le lecteur. Ensuite, ce second tome peut parfaitement se lire sans le premier. Nous avons deux histoires qui se rejoignent et se complètent. Le premier tome suit un chemin semblable à la Tapisserie de Fionavar, avec une femme de notre monde entrant dans une réalité différente, magique. La finesse et l’histoire, son inventivité, sa richesse et la profondeur de ses personnages séduisent immédiatement. Manon Fargetton n’est pas simplement une écrivaine de Fantasy. Elle se paie le luxe d’être une créatrice d’univers, à l’image d’une Fiona McIntosh qui sait à chaque fois nous surprendre, nous emmener plus loin, plus haut, sans faillir.

Le second tome nous fait suivre non pas un héros ou une héroïne, mais différents destins dont l’évolution n’est que peu prévisible, mais toujours dotée de ce réalisme et de cette profondeur qui nous ferait lire cette histoire pour le seul plaisir de les voir évoluer. L’univers ajoute un charme supplémentaire, car il est inédit. Le rythme est parfaitement dosé, la plume agréable, fine, tantôt dramatique, tantôt héroïque, tantôt émouvante… mais toujours juste, toujours à nous faire tourner les pages avec frénésie.

Vous raconter l’histoire de Sav-Loar, ce serait vous gâcher un petit joyau. Le découvrir est un plaisir rare, et on se prend, à la fin, à vouloir relire le livre.

Vraiment, Manon et ses histoires d’Ombre et de Rive méritent d’être suivies.

 

 

La série de Dune

•28 mai 2017 • Laisser un commentaire

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Frank Herbert est un écrivain qui dépasse de loin la simple vocation de distraire. Chacun de ses romans, et particulièrement ses cycles (Dune, Saboteurs, Programme Conscience), produit une réflexion fine sur l’Humanité, sur ce qu’elle a d’essentiel en tant que produit de l’histoire, du futur et.. d’elle-même. D’autres écrivains l’ont précédés et suivis, mais sa plume est indéniablement d’une grande force parmi celles qui écrivent l’Humain.

La plupart des gens connaissent le film de Dune, récrié ou encensé par ailleurs. Moins savent qu’une suite de longs épisodes a été tournée, reprenant les mêmes événements, mais aussi leur suite. Plus fidèles aux livres, dotés de moins de moyens, ils sont néanmoins de petites pépites. Je ne peux que les recommander et vous laisser découvrir l’univers particulier de Dune.

Saison 1

Saison 2

Sorties thrillers

•28 mai 2017 • Laisser un commentaire

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Renner : version officielle

Professeur d’histoire, Jack Felter revient à Franklin Mills, sa petite ville natale de l’Ohio, où son père, pilote à la retraite atteint de démence, est en train de perdre la mémoire. Ce retour forcé ravive de douloureux souvenirs : celui de Samantha, la fille dont il tomba amoureux, aujourd’hui mariée à Tony Sanders, ex meilleur ami devenu psychiatre. Sauf que Tony a disparu depuis maintenant 3 ans, et est présumé mort. Jack décide de se lancer à sa recherche, mais le seul qui semble capable de lui apprendre quelque chose est Cole Monroe, le dernier patient de Tony – un garçon de 16 ans soigné pour paranoïa. Jack est contraint de faire cause commune avec lui pour suivre la trace de son ami. Leur quête – sidérante – va les mener de Manhattan à des structures secrètes enfouies sous les Catskills, pour s’achever sur une île secrète du Pacifique. L’enjeu ? Aux frontières de la folie et du temps, percer le mystère du Grand Oubli, cette gigantesque conspiration chargée de dissimuler certains évènements de notre Histoire.

Les sorties de thrillers sont très riches, particulièrement quand Steve Berry, Giacometti-Ravenne, Dos Santos, Michel Benoit ou David Gibbins sortent !!! Ces auteurs ont déjà été proposés sur ce blog et ont leur juste place dans les livres proposés dans la rubrique thrillers. Ce site  est d’ailleurs une mine d’or pour ceux qui souhaitent suivre les publications ou en découvrir d’anciennes !

Alors pourquoi « Version officielle »? Parce que dans cet inconscient collectif qui fait que les pépites ne sortent jamais seules et déconnectées des autres, il arrive là, en plein milieu d’une débauche de sorties toutes plus pertinentes les unes que les autres dans notre actualité présente et passée. Ce roman nous rappelle simplement que nous ne sommes pas malades, fous, dingues ou perdus. Comme tous les thrillers, il est là pour nous poser des questions, nous offrir quelques esquisses de réponses et surtout, nous donner de quoi avoir envie de continuer à demander « pourquoi ».

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