Romans Science Fiction

L’Empire du Silence

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Le Dévoreur de Soleil – Tome 1

Ce n’était pas sa guerre.
Toute la galaxie se rappelle le héros qui a repoussé l’invasion extraterrestre. Mais on se souvient aussi du monstre qui a détruit un soleil, oblitérant des milliards de vies humaines – dont celle de l’Empereur lui-même, en outrepassant ses ordres.
Pourtant, Hadrian n’était ni un héros, ni un monstre. Il n’était même pas soldat.
Fuyant son père et un destin de tourmenteur, Hadrian devient le prisonnier d’un monde étrange et reculé. Forcé de lutter dans l’arène et de se confronter aux intrigues d’une cour planétaire, il devra combattre pour un Empire qu’il n’aime pas, contre un ennemi qu’il ne comprendra jamais.

Christopher Ruocchio arrive pour la première fois dans les éditions Bragelonne, avec un livre de science-fiction qui fait référence aux plus grandes noms du genre. Dès les premières pages, on sent planer l’influence de la saga de Dune de Frank Herbert sur la construction de la société à laquelle appartient Hadrien, jeune Palatin qui ignore encore tout de la vie, mais pense que son statut lui donne droit à tout.

Hadrien est un pur produit génétique de la haute société, soumis à des règles de vies strictes, mais nécessaires au maintien de son rang. Les machines intelligentes, prohibées, représentent le Mal dans son expression la plus dangereuse, car elles imitent l’humain sans l’être. Leur usage est donc strictement limité par les Grandes Maisons nobles, sous la vigilance menaçante de la Fondation, Religion universelle établie pour assurer la suprématie de l’Humanité sur l’univers. Car l’Humain, si semblable à lui-même, pense être le Premier à parcourir les cieux, soumettant toutes les autres sociétés moins avancées à sa volonté. Une seule race parvient à faire face à leur technologie, et depuis des siècles, la lutte est aussi violente que stagnante. Mais Hadrien, à l’image de Paul Atréide chez Frank Herbert, choisit de vivre sa propre vie, quoi qu’il lui en coûte. Sa soif de liberté le mènera à découvrir des vérités dont il ne saura que faire, et à revenir toujours et encore là où il se trouvait au commencement…

Les aventures d’Hadrien sont tout sauf linéaires, ce qui rappelle la narration de Patrick Rothfuss dans son Nom du Vent. Toutefois, je trouve que L’Empire du Silence offre plus de sens, une forme de quête à la fois surprenante et si dramatiquement humaine. Hadrien n’a donc jamais souhaité devenir ce qu’il est devenu, et pourtant tous ses choix l’ont mené à devenir le destructeur de soleil, l’homme qui a mis fin à des centaines années de conflits et anéanti une race extraterrestre.

La Science Fiction, toujours et encore, nous pose ces questions simples et pourtant fondamentales qui ont traversé, traversent et traverseront sans doute encore nos vies et nos sociétés. Elles semblent nous poursuivre, qu’on le veuille ou non, et comme Hadrien, nous sommes ballotés jusqu’à ce qu’on daigne enfin les écouter… et y répondre.

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