Romans Fantasy

Assassini – lame damnée

Lame damnée

Assassini – Lame Damnée

1407. Venise est à son apogée.

Le duc Marco est aux commandes… en théorie, car il est niais et son oncle et sa tante gouvernent à sa place. Ils règnent sur les mers, dictent les lois et semblent tout-puissants. Même s’ils craignent des assassins meilleurs que les leurs… Une nuit, tout bascule. La cousine du duc, qui devait être mariée de force, est enlevée par des pirates mamelouks. La guerre est inévitable.

Au même moment, Atilo, l’assassin en chef de Marco, tranche la gorge de sa dernière victime. Il s’apprête à rebrousser chemin, mais aperçoit un garçon penché sur le mourant, en train de boire à sa plaie. Il est beau comme un ange, d’une maigreur terrifiante, et la vitesse à laquelle il esquive un poignard et escalade un mur stupéfie Atilo.

Le maître assassin sait qu’il doit à tout prix trouver le garçon. Non pour le tuer, mais pour en faire son apprenti…

Une ville sombre, tortueuse, belle dans sa cruelle et implacable vanité. Une femme de pouvoir, aussi belle qu’énigmatique, servie par un assassin autrefois ennemi acharné… acheté par loyauté. Et l’envers de ce décor, tissé de magie et de tragédies, d’humanité aussi. Car une fois les voiles de la nuit tombés, se livre une guerre sans merci entre les créatures de la nuit et celles du jour, même si à la fin, le lecteur est en droit de se demander si des loups ou des hommes, le second ne serait pas le plus sombre…

La touche finale est donnée par cet enfant tout juste sorti de l’adolescence, évanescent, pur et à la beauté aussi étrange que déplacée. Sa vitesse, son intelligence et sa cruauté éclairée le destinent à la haine et à la jalousie, sa faim à la peur. Car oui, ce livre met en scène un vampire comme on était en droit de l’attendre, après la vague « twilightienne » et « trubloodienne » : différent, maudit, hors de tout cadre et pourtant rongé par l’humanité que les hommes lui refusent.

 Un très bon roman, servi par une écriture vive et fluide, des personnages qu’on a envie de suivre et de découvrir même si la dernière page tournée, bien des mystères demeurent. Et pour moi, sans doute le premier livre où un vampire me paraît avoir un rôle à sa mesure au cœur de la grande famille qu’est la Fantasy. Le tout au cœur d’une des villes les plus fascinantes qui soit : Venise, la belle dame des assassins, empoisonneurs et autres maîtres des arcanes sombres.

I.

2 réflexions au sujet de “Assassini – lame damnée”

  1. Que D’éloges pour la Citée des Doges ,
    Quand le Pouvoir est en Familles ,
    La Lame de l’Un sous Vents s’Abroge ,
    Le Droit de Faire quand l’Une Brille ,
    Parler l’Acier pour Son Aimée 😉
    NéO~
    Becs de Fin .

  2. Je devrais presque rajouter tes murmures à ma critique (un bien grand mot…). Tu sèmes tes perles et teinte de poésie ce blog.

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