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Citations de « et l’homme créa un dieu »

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Frank Herbet: Prélude à Dune
Et l’homme créa un Dieu

Quatrième de couverture
« 
A peine sorti de l’Ecole de Paix, Lewis Orne est envoyé en mission sur une des planètes perdues, qu’on vient de redécouvrir. L’Empire galactique, démantelé par la guerre des Marches, est en voie de réunification, et il faut empêcher le développement de civilisations guerrières dans les humanités séparées. Les hommes sont marqués par les horreurs de la guerre et la répression ne les aide pas à rééquilibrer leurs vies. Mais Orne devine leurs problèmes et les résout comme par enchantement. Serait-il un foyer psi, un faiseur de miracles, un dieu en puissance ? Ceux qui le manipulent, le gouvernement, les prêtres du Surdieu, le contre-pouvoir secret des Nathians, jouent peut-être un jeu dangereux : créature devenue créateur, il peut causer douleur et souffrance. Sauf en trouvant le moyen d’apprivoiser la haine et la panique.

Deviendra-t-il maître de lui ? de l’univers ? des deux à la fois ?« 

 Citations
« Il faut comprendre que la paix est une affaire interne. Elle doit être une autodiscipline, tant pour l’individu que pour la civilisation entière. Elle doit venir de l’intérieur. Si l’on instaure un pouvoir extérieur pour imposer la paix, ce pouvoir ne pourra que devenir de plus en plus contraignant. Il n’y a pas d’alternative. Il en résultera inéluctablement une explosion, un cataclysme et le chaos. Ainsi va notre univers. Lorsque l’on crée deux force contraires, l’une doit écraser nécessairement l’autre, à moins que ces deux forces ne soient maintenues dans un délicat équilibre. »

 « Ce dont Hamal a besoin, c’est d’une nouvelle sorte de religion, une religion qui leur apprenne à équilibrer dans le bonheur leur vie sur leur propre monde, et à équilibrer leur monde dans l’univers. »

 « L’un des problèmes majeurs lié à la construction d’une religion, pour n’importe quelle espèce, est de reconnaître et de s’abstenir d’interdire ces systèmes autorégulateurs propres aux espèces et dont dépend la survie de ces espèces. »

 « Une religion exige nombre de connexités dichotomiques. Des croyants et des incroyants. Ceux qui connaissent les mystères et ceux qui seulement les craignent. L’initié et le profane. Elle exige à la fois un dieu et un diable. L’absolu et la relativité. Ce qui est informe (quoique en cours de formation) et ce qui est formé. »

 « Lorsque un homme sage ne comprend pas, il dit : « je ne comprends pas ». Le sot et l’inculte sont honteux de leur ignorance. Ils gardent le silence alors qu’une simple question pourrait leur apporter la sagesse ».

 « J’existe, c’est suffisant».

 « Posséder un pouvoir lui donnait-il le droit de l’utiliser ? »

 « Vous savez, il y’a des moments où même Dieu a besoin d’un ami ».  

 « Les dieux sont fabriqués, pas engendré ! »

 « L’enseignant qui n’apprend pas de son élève n’enseigne pas. L’élève qui ricane face au savoir vrai de son professeur est comme celui qui choisit les grappes vertes et dédaigne le doux fruit de la vigne qui a pu prendre le temps de parvenir à maturité».

 « N’avez-vous encore rien appris ? L’univers est un tout ! Vous ne pouvez pas le découper mesquinement en morceaux à votre convenance ! L’univers existe au-delà des étiquettes ! »

 « Comment pourrais-je être bon ou mauvais pour moi-même ? »

 « Par définition, une création peut agir indépendamment de son créateur. Vous êtes indépendant de moi bien que vous soyez une partie de moi. Je vous ai libéré, je vous ai donné la liberté. Comment pourrais-je donc vous juger ? Vous ne pouvez pas être bien ou mal, excepté à vos propres yeux. Pas plus que moi je le peux ! »

 –      « Suis-je bien ou mal, Mahmud ?

–      Tu l’as dit pour toi-même et, pour cela, tu renais dans l’innocence, murmura Mahmud. Tu as appris ta leçon et je te bénis pour cela ».

 « Le silence est gardien de la sagesse, mais les lourdes plaisanteries et la frivolité précipitent un homme dans sa propre ignorance. Où règne l’ignorance, il n’y a pas de compréhension de Dieu ».

 « Un usage matériel du pouvoir peut détruire un ange. Telle est leçon de la paix. L’amour de la paix et la recherche de la paix ne sont pas suffisants. Il faut aussi aimer son prochain. C’est ainsi que l’on apprend le conflit dynamique et amoureux que l’on appelle la Vie ».

 « Ce n’est pas nécessairement une preuve d’amour que d’élever un mur autour de votre maître. Car comment peut-il alors observer ses serviteurs et veiller à ce qu’ils le servent sans arrière-pensée de récompense ? Non, mon fils, un mur est souvent œuvre de peur et réservoir à poussière ».

 « Le fait qu’il existe un nom pour désigner une chose ne signifie pas que cette chose existe ».

 « La vie crée sa propre motivation, dit Orne. Nous projetons notre propre raison d’être. Et, toujours devant nous, le grand cataclysme et le grand éveil. Toujours devant nous, le temps brûlant d’où renaît le phénix. La foi que nous avons est la foi que nous créons.

–      En quoi cela répond-il à ma question ? demande la Prieur d’un ton suppliant.

–      J’ai choisi ce que tout dieu choisirait, dit Orne

Et il disparut de la chambre du Prieur ».

 « Lorsque l’on est psi, on est psi pour toujours. Lorsque l’on est dieu, on peut choisir ce que l’on veut. Je m’incline devant vous, Révérend Prieur, devant votre bonté et votre instruction. Les humains sont à ce point conditionnés à considérer l’univers en termes de petits morceaux étiquetés qu’ils tendent à agir comme si l’univers était réellement composé de ces petits morceaux.

 La matrice au travers de laquelle nous percevons l’univers doit être une fonction directe de cet univers. Si nous déformons la matrice, nous ne changeons que notre façon de le voir. 

Comme je l’ai dit à Stet, on peut comparer cela à l’usage de la drogue. Si vous imposez une chose, y compris la paix, vous aurez de plus en plus besoin de cette chose pour vous satisfaire. Avec la paix, nous nous trouvons devant un terrible paradoxe : vous avez également besoin du contraste de plus en plus fort de la violence. 

La paix vient à ceux qui ont développé le sens nécessaire à sa perception. Par reconnaissance envers cela, je tiendrai la promesse que je vous ai faite : l’humanité possède un compte illimité sur la Banque du Temps. Tout peut encore arriver. 

Lewis Orne au Prieur Halmyrach ». 

Et afin de savoir comment l’homme créa dieu, il vous incombera de lire ce roman pour concevoir qu’un écrivain ait non seulement osé s’attaquer à ce thème, mais qu’il s’en soit sorti.

 La plume de Frank Herbert n’est pas plus belle qu’une autre. Ses histoires, insérées dans un cadre de SF, ne sont pas extraordinaires : elles ne font que servir des exemples, des trames, des causes et des effets. Elles sont un prétexte à l’expérience et à la vie.

 Ce qui rend Frank Herbert exceptionnel, c’est sa limpidité, sa clarté… sa justesse. Et cette source rend ses histoires passionnantes, vraies, humaines, et donne à sa plume cette fluidité parfaite.

Image : W. Siumdak

1 réflexion au sujet de “Citations de « et l’homme créa un dieu »”

  1. Hello, je vois que nous avons bien des lectures communes !!! Pern et Ténébreuse… mes espaces oh combien chéris….. !!!Mais aussi Azimov et encore Vance et…….

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